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Var : inquiétude autour du sort de l'hippopotame Jumbo

Publié le
2/11/2022

Le 26 octobre 2022, l'association One Voice a dénoncé le sort de l'hippopotame Jumbo, propriété du cirque Muller, sur les réseaux sociaux. Vidéo à l'appui, l'association interpelle une nouvelle fois les autorités et demande que des mesures concrètes soient prises pour sauver l'animal, comme l'explique le site d'informations France 3.

Muriel Arnal, la présidente de l'association, dénonce :

Jumbo est enfermé dans une remorque. Sur cette vidéo, on voit toute la souffrance endurée par cet animal. On suit Jumbo depuis de nombreuses années. En 2019, une saisie avait déjà été ordonnée par la justice, mais elle a échoué face à la violente réaction des circassiens.

Sur la vidéo publiée par l'association, on peut voir l'hippopotame frapper désespérément contre la paroi de son bassin, alors qu'il est laissé en plein soleil. Muriel Arnal ajoute :

Il a déjà trente ans, trente ans de captivité ! Depuis déjà trois ans, il devrait vivre une vie paisible et digne de ce nom dans un sanctuaire.

Le cirque a tenu à donner sa version des faits. John Muller, le responsable, a déclaré :

Ils ont des défenses qui grandissent donc ils tapent par terre, ça les soulage. Ils peuvent autant taper sur la tôle que contre un arbre, ce sont des gestes naturels.

Il en a aussi profité pour dénoncer ce qu'il considère comme de l'acharnement de la part des associations.

On a pourtant fait venir une vétérinaire mondialement connue qui est restée deux jours à observer l'hippopotame avec une caméra thermique, des éthologues sont venus... Je respecte les conditions de vie de cet animal.

Lors d'une première action en justice, en 2019, la juge avait estimé qu'il n'y avait aucune maltraitance de la part du cirque, qui avait même obtenu la relaxe. Olivier Roquain, l'avocat du cirque, estime que l'association One Voice n'a pas les compétences suffisantes en matière d'hippopotame pour prendre position. One Voice a malgré tout porté plainte le 27 octobre 2022, auprès du parquet de Draguignan pour infraction à l'exploitation régulière du code de l'Environnement et mauvais traitements commis par un professionnel sur Jumbo et les autres animaux détenus par le cirque.

Par ailleurs, le cirque s'est installé à Trans-en-Provence sans autorisation préalable du maire.

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