PETA Asie révèle l'horreur derrière l'industrie du mohair

Andrea A.
2/5/2018

Attention. Certaines images peuvent être difficiles.Une enquête récente réalisée par PETA Asie vient de révéler l'horreur derrière l'industrie du mohair en Afrique du sud. Traînées au sol, projetées, mutilées et souvent égorgées vivantes, les chèvres élevées pour leur poil sont victimes de violences extrêmes dans de nombreux élevages du pays.Depuis ces révélations glaçantes, de nombreuses marques de prêt-à-porter ont fait par de leur indignation et ont décidé de retirer les articles contenant du mohair de leurs rayons.

mohair peta asie

Source : PETA France

"Une souffrance systématique"

Si l'on peut penser que la tonte est une opération indolore, les images de cette vidéo illustrent très nettement les sévices infligés aux chèvres angoras, tondues deux fois par an pour leur sous-poil doux utilisé dans l'industrie de la mode.Traînés au sol par les pattes, les cornes ou même la queue, ces animaux sont manipulés avec une telle violence que la souffrance devient systématique dans ces élevages d'Afrique du sud. L'enquête, qui a été réalisée dans 12 exploitations de chèvres angoras du pays, montre des animaux terrorisés, projetés au sol ou d'un bout à l'autre de la pièce, sans ménagement.

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Source : PETA France

Sur les images, on peut voir un éleveur s'asseoir sur une chèvre qui tente de se débattre lors de la tonte. Les hurlements de douleur résonnent dans ces locaux de l'horreur où les animaux vivent dans l'attente de se faire torturer. Les petits tondus pour la première fois hurlent de douleur, impuissants face à des bourreaux vraisemblablement insensibles à leur condition.Les béliers et les chèvres dont le pelage est souvent recouvert d'excréments, en raison d'une absence de soins évidente, sont tout simplement plongés dans des solutions désinfectantes, la tête poussée au fond de l'eau. Un éleveur interrogé a même avoué que cette pratique entraînait très souvent des empoisonnements.

Des tondeurs payés au volume

Si les conditions de tonte sont aussi extrêmes, c'est en partie en raison du fait que les éleveurs sont rémunérés en fonction du volume qu'ils tondent. Cette rémunération basée sur la rentabilité les incite donc clairement à effectuer leur travail rapidement, et de manière bâclée.

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Source : PETA France

Difficile donc de mettre en place des politiques de soins des animaux ou des cahiers des charges afin de respecter les chèvres et les béliers. Les tondeurs, soucieux de leur revenus, deviennent totalement insensibles à leur sort, ce qui explique ces pratiques pour le moins barbares.

Elles "hurlent de douleur et se roulent par terre"

Mais les souffrances sont également visibles à d'autres niveaux. Les chèvres sont marquées aux oreilles avec des pinces à tatouer qui provoquent des douleurs intenses, le tout sans anesthésie.

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Source : PETA France

Un éleveur a même avoué qu'ils "coupent simplement" les oreilles des chèvres si elles ont l'air d'être cancéreuses.Un autre a indiqué avoir participé à une opération du thorax effectuée par découpe avec un couteau émoussé, afin de retirer un abcès sur le corps d'une chèvre.

Des morts par milliers

L'enquête réalisée par PETA Asie révèle également des chiffres qui font froid dans le dos. Il semblerait que 25% des chèvres meurent avant leur première tonte, qui a généralement lieu à l'âge de 6 mois, en raison des conditions déplorables dans lesquelles elles vivent.De plus, un grand nombre de chèvres meurent très tôt après leur première tonte, car ce procédé les prive de leur isolation naturelle. Les animaux sont donc exposés au vent froid et à la pluie, et n'ont généralement pas d'endroit pour s'abriter.

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Les restes d'une chèvre abattue alors qu'elle était encore consciente - Source : PETA France

Un éleveur a même révélé qu'une fois, en l'espace d'un seul weekend, 40 000 chèvres étaient mortes en raison des intempéries.Celles qui survivent sont exploitées pendant 5 à 6 ans, avant d'être revendues pour être abattues grossièrement dans des arrière-cours ou dans des abattoirs où les employés n'hésitent pas à leur administrer des décharges électriques violentes et à les égorger ou les éventrer vivantes.

L'industrie du mohair à du plomb dans l'aile

Depuis ces révélations, des grands groupes de l'industrie du prêt-à-porter tels que Arcadia Group (Topshop, Gap Inc.), H&M, ou encore Inditex (Zara), ont renoncé à utiliser le mohair dans les vêtements qu'ils proposent à la vente. Cette décision prendra effet immédiatement.

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Source : PETA France

Considéré comme un coproduit de l'industrie de la viande, il risque de se faire rare dans les rayons de ces boutiques présentes aux quatre coins de la planète.Vous aussi vous pouvez décider de boycotter cette industrie de la honte en prenant le soin de vérifier les étiquettes des vêtements que vous essayez en magasins. Si vous y voyez inscrit "mohair", PETA vous invite à reposer l'article, voire à boycotter l'enseigne qui propose des vêtements qui en contiennent.La vidéo de l'enquête réalisée par PETA Asie :https://youtu.be/AKh-NwldqOo