Protection

Un suspect entendu pour la découverte d'un cadavre de dauphin

Publié le
8/5/2023

Le 3 mai 2023, un cadavre de dauphin a été découvert dans une poubelle à Douarnenez, dans le Finistère. L’ONG Sea Shepherd France a publié sur les réseaux sociaux une photo du cadavre du dauphin en question, montrant que la chair de l’animal avait été consommée, ce qui est strictement interdit. Selon l'ONG, cela indique clairement que l'animal a été dépecé avant d’être jeté à la poubelle. L’ONG a donc déposé plainte pour mutilation d’espèce protégée.

Le parquet de Quimper a confirmé que l'enquête n’a pas tardé à avancer, avec l'interrogatoire d'un suspect, un homme âgé de 76 ans. Selon les informations recueillies auprès de la gendarmerie et du parquet, il s’agirait d’un pêcheur à la retraite qui aurait découvert le dauphin fraîchement échoué et l’aurait récupéré pour le manger. Il a découpé le cadavre de l’animal avant de jeter le reste dans une poubelle.

Cependant, la pêche et la consommation de dauphins sont interdites en France. Il s’agit d’une espèce protégée et son commerce, sa consommation ou sa détention sont passibles de sanctions pénales. Le suspect est donc poursuivi pour la tentative de destruction d’une espèce protégée, un délit passible de 3 ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende. Le code de l'environnement prévoit que la tentative de destruction est punissable à la même hauteur que la destruction.

Sea Shepherd France, qui s’est mobilisé pour faire connaître l’affaire, rappelle que la faune marine est soumise à une forte pression humaine en France, notamment en raison des activités de pêche et de la pollution. La mort de ce dauphin rappelle l’importance de protéger les espèces animales et de faire respecter les lois en vigueur.

En effet, les cas de cruauté envers les animaux sont de plus en plus fréquents en France. En mars 2023, une enquête a été ouverte après la réception par l'Office français de la biodiversité d'une vidéo montrant un véhicule tentant d'écraser un loup en Haute-Savoie. Le conducteur risque jusqu'à trois ans de prison et 150 000 euros d'amende pour tentative de destruction d'une espèce protégée.

Dans le cas présent, le parquet de Quimper a souligné l’importance de sensibiliser le public à la protection des espèces marines, tout en rappelant que les activités humaines ont un impact majeur sur la biodiversité de notre planète. Cette affaire met en évidence l’importance de l’application stricte des lois et des réglementations pour protéger la faune marine.