Protection

Le Conseil d'État refuse de suspendre les tirs d'effarouchement de l'ours

Publié le
31/5/2023

Le Conseil d'État a rendu sa décision concernant la demande de l'association One Voice visant à annuler l'arrêté ministériel autorisant les tirs d'effarouchement de l'ours dans les Pyrénées. Malheureusement pour l'association, le Conseil d'État a rejeté cette demande et maintenu les autorisations en place. Cette décision a suscité de vives réactions de la part des défenseurs de la cause animale.

One Voice, une association de défense des animaux, a régulièrement saisi les tribunaux administratifs pour contester les arrêtés préfectoraux autorisant les tirs d'effarouchement sur les ours des Pyrénées. Leur objectif est de préserver la présence des ours bruns dans les montagnes des Pyrénées. Muriel Arnal, présidente de One Voice, a déclaré : "Il est vital de laisser la possibilité aux ours bruns de reprendre possession de leur espace."

En 2022, One Voice avait réussi à faire annuler toutes les autorisations de tirs en Ariège en mettant en avant le statut protégé de l'ours et son classement en danger critique d'extinction. Cependant, le ministre de l'Agriculture a promis un nouvel arrêté pour légitimer ces autorisations, ce qui a conduit à la décision actuelle du Conseil d'État.

L'association argue que les tirs d'effarouchement peuvent avoir des conséquences néfastes sur la survie de l'espèce et des individus concernés, notamment en perturbant la reproduction des ourses. Elle souligne également que les ours sont une espèce protégée au niveau européen et français.

Malgré les arguments avancés par One Voice, le Conseil d'État a pris la décision de maintenir les autorisations de tirs d'effarouchement. Cette décision est perçue comme une déception pour l'association et ses partisans, qui considèrent que les mesures de protection de l'ours sont insuffisantes.

La cohabitation entre l'homme et l'ours dans les Pyrénées reste un sujet délicat et complexe. Les éleveurs locaux sont confrontés à des pertes de bétail attribuées aux attaques d'ours, ce qui suscite des tensions entre les différents acteurs impliqués. La question de la préservation de l'ours et des mesures de protection appropriées continue d'être débattue.

Cette décision du Conseil d'État soulève des questions sur la gestion de la faune sauvage et la protection des espèces en danger. Les défenseurs de la cause animale continueront certainement à se mobiliser pour trouver des solutions alternatives et promouvoir une cohabitation pacifique entre l'homme et l'ours dans les Pyrénées.

Publicité