Actus

Ils subissent de terribles sévices dans des laboratoires

Publié le
20/9/2017

Chiens de chasse infatigables et parfois un brin têtus, les Beagles n'en sont pas moins connus pour leur gentillesse et leur dévouement. Ce caractère d'une grande douceur en fait les victimes toutes désignées des laboratoires, qui les utilisent à des fins d'expérimentation. L'association One Voice entend dénoncer ces pratiques et faire connaître au grand public les conditions atroces que subissent ces animaux entre les mains de grands groupes, qu'ils soient pharmaceutiques ou cosmétiques, ou d'universités.

Source : The Dogist

L'organisation rappelle d'abord un fait édifiant : en 2014,22967 animaux, pour la plupart des Beagles, ont fini leur vie derrière les cages de laboratoire. En France, ce sont 2852 chiens, chiots ou adultes, à nouveau en grande majorité des Beagles, qui ont été utilisés pour de nombreux tests et expériences. Des élevages se spécialisent même dans la vente d'animaux destinés aux laboratoires.Les industriels les mettent "à contribution" pour tester les produits, afin de corriger d'éventuelles réactions, avant la mise en vente. Les Beagles, parfaits cobayes, sont également utilisés pour tester la dangerosité du tabac ou de l'alcool – produits dont les effets nocifs ne sont pourtant plus à démontrer. Une aberration, donc, pour One Voice, qui a compilé dans un rapport les nombreuses données collectées au fil des années.

Source : Occupy For Animals

Ce rapport cite ainsi le Ministère de l'Éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche :

L’objet d’étude le plus fréquent est la mise au point, la production ou les essais de qualité, d’efficacité et d’innocuité de médicaments, à usage humain ou vétérinaire, de denrées alimentaires, d’aliments pour animaux et d’autres substances ou produits.

Source : PETA

One Voice dénonce en particulier les tests de toxicité, qui cherchent à provoquer vomissements, diarrhées ou encore convulsions, afin de permettre aux scientifiques d'ajuster les effets secondaires des produits. Ces expérimentations entraînent très souvent la mort de l'animal dans d'atroces souffrances.L'État peut lui aussi se rendre complice de ces tortures. Les universités, au nom de la recherche, pratiquent parfois des expériences impliquant des animaux vivants. Ce fut le cas, notamment, de l'université de Toulouse qui, toujours selon le rapport de One Voice, a acquis, entre autres, six chiennes fournies par la société Harlan, afin de tester les effets du Bisphénol A sur l'organisme. En 2015, l'établissement réitère une expérimentation sur sujets vivants : 9 Beagles et 9 chats, achetés chezAvogadro.

Source : Beagle Freedom Project

But de l'expérience ? "Tester les procédures chirurgicales sous anesthésie des muscles et des membres". Deux animaux sont tués dès le départ pour être disséqués, les autres seront euthanasiés à la fin de la procédure. Les exemples en France et à travers le monde sont hélas légion, et interroge notre conscience éthique.N'hésitez pas à signer la pétition de One Voice, demandant la cessation immédiate de toute expérience sur les animaux.La torture d'un animal peut-elle être justifiée dans le cadre d'une expérience visant à aider les humains ? Ces expériences posent en réalité le problème de la notion de spécisme, terme forgé par l'écrivain et psychologue britannique Richard D. Ryder dans les années 70. Selon les spécistes, certaines espèces auraient des droits moraux supérieurs à d'autres, humains en tête. Viendrait ensuite une différence de considération entre les animaux de compagnie et les animaux d'abattoir, les nuisibles et les créatures plus esthétiques, etc.

Source : Beagle Freedom Project

Le spécisme ne peut être séparé de son contraire, l'antispécisme, qui lutte contre cette notion de supériorité humaine ou de hiérarchie des espèces. Le philosophe et anthropologue Claude Lévi-Strauss expliquait ainsi dans son livreAnthropologie structurale Deux,en 1973 :

On a commencé par couper l'homme de la nature, et par le constituer en règne souverain ; on a cru ainsi effacer son caractère le plus irrécusable, à savoir qu'il est d'abord un être vivant. Et en restant aveugle à cette propriété commune, on a donné champ libre à tous les abus.

Une bien belle remarque encore tristement d'actualité.

Via : One Voice

* * *

Chez Holidog, nous voulons améliorer la vie de nos compagnons : nous vous permettons de le laisser en famille d’accueil pendant vos voyages (testez la garde), de le combler avec une box chaque mois (une box offerte ici) et de lui donner le meilleur avec notre nouveau service de nutrition (découvrez l'alimentation sur-mesure pour votre chien). Merci de nous faire confiance !

Publicité