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Corrèze : le sanglier Maurice enfin sauvé

Publié le
12/10/2022

Le sort du sanglier Maurice avait ému de nombreuses personnes. Recueilli en 2014 par William Vayne alors qu'il était blessé, à Montaignac-sur-Doustre (Corrèze), l'animal coulait des jours heureux auprès de ses sauveurs. Ceux-ci avaient bien tenté de trouver un refuge pour le sanglier : ils avaient essuyé de nombreux refus et avaient donc décidé de le garder avec eux. Mais en 2019, comme le rappelle le site d'informations BFMTV, une dénonciation anonyme auprès de l'Office français pour la biodiversité a tout fait basculer.

En effet, William Vayne détenait Maurice sans avoir reçu d'autorisation préalable des autorités. Suite à cette dénonciation, le propriétaire du sanglier avait introduit une demande d'autorisation pour garder son animal avec lui – d'autant que Maurice était à présent menacé d'euthanasie. Cette autorisation lui avait été refusée. Révolté, William avait alors lancé une pétition pour tenter de faire entendre sa voix.

Maurice, un sanglier domestique menacé d'euthanasie (illustration)

Finalement, l'affaire s'est réglée une bonne fois pour toutes devant la justice. Mardi 11 octobre 2022, le tribunal de Tulle a autorisé Maurice à rester auprès de sa famille, dans l'enclos bien protégé où il vit désormais, la situation du sanglier ayant enfin été régularisée par la préfecture quelques mois plus tôt. William Vayne, qui comparaissait pour "prélèvement sans autorisation dans le milieu naturel d'animaux vivants dont la chasse est autorisée" et "détention non autorisée d'animal d'espèce non domestique", a bien été reconnu coupable, mais a été dispensé de sanction. Il a expliqué, au cours de l'audience :

J'espère que Maurice restera à la maison pour continuer à vivre des jours heureux. Nous l'avons soigné, j'ai tenté de le faire partir ensuite mais il revenait toujours. Alors on l'a gardé.

Patrice Grillon, l'avocat de William Wayne, confie, au terme du procès :

On ne peut pas dire que c'est une espèce protégée et chassable en même temps, ce qui pose un premier problème pour l'infraction de détention; le prélèvement est assimilé à une capture, or l'animal est arrivé chez eux.
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